Expression dans l’AMI – Septembre 2017

Etre élu-e-s majoritairement pour mener une politique clairement annoncée et pour prendre les décisions nécessaires à la vie et au développement de Thorigné-Fouillard ne signifie pas pour autant que le mandat donné en 2014 doive être considéré comme  un blanc-seing. La concertation avec les  habitants et avec les acteurs locaux, les débats avec l’opposition municipale  sont  indispensables pour mettre en œuvre la politique, pour adapter certaines réponses  aux besoins et aux attentes, pour mieux expliquer certaines décisions.

Ces consultations, ces débats, ces concertations s’effectuent dans un cadre qu’il n’est pas inutile de rappeler ici :

La confrontation des idées ne se confond pas avec le combat des personnes qui les expriment.

S’il n’est pas contradictoire avec l’intérêt général,  l’intérêt particulier est pris en compte.

Lorsque les décisions relèvent des seuls  élus locaux, ce sont des avis et non pas des accords qui sont sollicités. Les élus prennent en compte les différents avis au moment de préparer les décisions qui leur reviennent.

Les élu-e-s l’ont été sur un programme dont certains piliers sont intangibles.  Il en est ainsi du fait que la commune participe à la création de logements répondant aux besoins de publics différents (âges, conditions de ressources, familles, personnes isolées,…) Ce qui peut être débattu, ce sont les modalités de cet accueil de nouveaux habitants  mais pas le principe de l’accueil lui-même. Il en est également ainsi de la volonté de préserver le plus possible la qualité de l’eau et de l’environnement. Des habitants peuvent préférer la « propreté » du bitume ou du béton dans les rues et allées de la commune à la « saleté » des herbes qui y poussent, cela ne rétablira pas l’usage de produits phytosanitaires.  Pour autant, des réflexions peuvent être ouvertes sur la manière d’entretenir les espaces publics dans ce cadre.

Nous sommes persuadés que les espaces de concertation et de dialogue existent dans ce cadre et n’hésitez pas à y prendre part.

Expression dans l’AMI – Juillet-Août 2017

La période des élections nationales vient de s’achever. A Thorigné-Fouillard , lors du 2ème tour des législatives, nous constatons une participation de seulement
48,33 % (soit 2 988 votants sur les 6 183 inscrits) alors que lors des 3 scrutins précédents nous étions plus de 10 % au dessus de la moyenne nationale. Cet état
de fait doit interpeller même si le contexte de ces élections était particulier.
Laurence Maillart-Méhaignerie est élue députée et a recueilli 2 036 voix dans notre commune (78,37 % des votes exprimés). Bertrand Plouvier a obtenu seulement 552 voix (21,33 %) contre 1 140 voix aux élections législatives de 2012. Les partis de gauche étaient absents de ce 2ème tour ce qui explique certainement les 400 bulletins blancs ou nuls, très supérieurs aux chiffres habituels.
Au niveau national, la loi sur le non cumul des mandats et la vague « macroniste » ont permis d’avoir des députés plus jeunes (48,8 ans en moyenne), plus de femmes (38,8 %) même si, comme le souligne le directeur du Cevipof (Centre de recherches politiques de sciences po), la nouvelle assemblée « reste un Parlement des positions sociales élevées ». Si l’on peut comprendre la volonté de donner une majorité au nouveau Président de la république, il demeure indispensable que le débat démocratique soit présent notamment pour les réformes sociales (Droit du travail, mise en place de la CSG sans contrepartie pour les retraités…). Dans les réformes annoncées, certaines concerneront plus directement les collectivités comme la réforme des impôts locaux. S’il est évident que payer moins d’impôt est ressenti positivement par beaucoup, il faut aussi analyser quelles pourraient en être les conséquences pour les ressources communales : la taxe d’habitation représentant à elle seule presque 2 millions d’euros par an. Une compensation devra donc être proposée, faute de quoi un transfert vers des taxes peut-être encore plus injustes sera indispensable pour assurer le simple fonctionnement de nos collectivités.

Expression dans l’AMI – Juin 2017

La campagne électorale a plutôt vu l’affrontement des individus que la confrontation des idées, puis l’élimination au premier tour des représentants des partis «dominants». Ce n’est pas à un tel spectacle que nombre d’entre nous s’attendaient. Et puis, le verdict des urnes est tombé.
A Thorigné-Fouillard, à l’instar de nombreuses communes bretonnes, la participation a été forte : 84,55 % de votants (dont 6,5 % de bulletins blancs et 2,26 % de bulletins nuls) et le score (12,5 %) de la candidate qui symbolise le repli sur soi et le rejet de toute différence a été contenu.
Au-delà de ce qui se passe sur notre commune, nous restons préoccupés par les résultats nationaux. Le devoir de mémoire est actuel, pour se souvenir que les
pires atrocités s’enracinent sur le terreau des inégalités et des fractures de la société. Bien qu’élu avec une large majorité, il ne faudrait pas que le président de la
république et son gouvernement considèrent ce résultat comme une adhésion pleine et entière à leur programme. Par défaut, ils ont en partie eu les suffrages de
femmes et d’hommes qui portent l’espoir d’une juste redistribution des richesses, d’une évolution qui prenne en compte la préservation de la nature et l’autonomie alimentaire de pays affamés par la mondialisation.
Même si le vote ne peut pas constituer un mode unique d’expression, les élections législatives offrent une opportunité supplémentaire de nous exprimer.
Nous vous invitons à aller voter les 11 et 18 juin prochains !

Expression dans l’AMI – Mai 2017

Les commentaires vont bon train : « Tous ces immeubles en construction, qu’est-ce que ça va amener, il y en a trop… ».
Il paraît indispensable de prendre un peu de recul et d’expliquer ce qui nous a amenés à faire ces choix.
La politique municipale, dans son essence même, recouvre tout ce qui a trait à la gestion de la commune pour le bien-être de ses concitoyens par : l’art et la manière de gouverner, l’organisation des pouvoirs, la conduite des affaires publiques, les actions prévues ou mises en œuvre en vue d’atteindre un objectif préalablement fixé.
C’est aussi beaucoup d’anticipation pour que nos concitoyens vivent ensemble le plus harmonieusement possible. Se loger correctement reste pour chacun de nous le moyen d’avoir un « chez soi », une sorte de refuge protecteur qui permet de se construire un avenir. L’offre de logement doit donc être très diversifiée (surface, situation géographique, accessibilité, … ) et la plus accessible financièrement en fonction du budget de chacun.
Plus globalement, il y a un manque chronique de logements auquel nous ne pouvons rester insensibles. L’offre de logements doit tenir compte des cheminements que la vie marque de son empreinte (famille, travail, ressources…). L’accès à la propriété reste encore un objectif pour beaucoup d’entre nous, mais le chemin pour y arriver doit permettre au plus grand nombre de l’emprunter. Les constructions collectives qui sont proposées dans nos communes répondent aux demandes de ces foyers qui dans leur quête de logement doivent pouvoir trouver une réponse à leur situation particulière. Les célibataires, les jeunes ménages avec ou sans enfant ou les retraités doivent pouvoir avoir accès à un logement en location ou à l’achat.
Soyons conscients de cette situation, le « tout pavillon » ne peut plus être la seule réponse au problème de logement (rareté du foncier, économie des terres agricoles…) : une forme de solidarité s’impose désormais.

 

Expression dans l’AMI – Avril 2017

Dans quelques semaines vont avoir lieu les élections présidentielles et législatives. Nous ferons alors un choix qui impactera notre quotidien. Nous avons le droit d’exprimer une préférence ou un rejet, utilisons-le. Le vote est un outil de notre pratique citoyenne, pas le seul, mais assurément celui qui permet au plus grand nombre de s’exprimer dans notre démocratie.
L’image de responsables politiques plus intéressés par leur intérêt personnel que par l’intérêt général ne nous convie pas au passage dans l’isoloir. Les manques de cohérences flagrants entre les discours et les comportements, les batailles d’égo prenant le pas sur la confrontation des projets ne mobilisent pas les citoyens le jour des élections. Les désillusions nées de promesses non tenues, l’impression que la politique ne peut en rien changer notre quotidien n’incite pas à se rendre jusqu’au bureau de vote.
Ces faits sont une réalité mais ils ne doivent surtout pas occulter toute l’importance des résultats au sortir des urnes en mai et en juin. Ce qui est en jeu, c’est bien le type de société dans laquelle nous voulons vivre. Quelle société, quelle planète laissera-t-on à nos enfants ? Souhaitons-nous une société retranchée sur elle-même ? Souhaitons-nous une société où l’homme est au service de l’économie ? Souhaitons-nous une société xénophobe ou humaniste ?
Le temps de travail, les retraites, la protection sociale… toutes ces questions et bien d’autres trouveront des réponses différentes en fonction des résultats au soir des élections présidentielles et législatives. Alors votons, ne restons pas témoins et redevenons citoyens.

Expression dans l’AMI – Mars 2017

Le 8 mars prochain sera le 40 ème anniversaire de la journée internationale des femmes instaurée par les Nations Unies en 1977. Si l’évolution de l’égalité entre les hommes et les femmes progresse positivement, il n’en demeure pas moins que le droit des femmes n’est pas encore si respecté.
En politique, la loi sur la parité a permis d’améliorer la situation mais sur 345 communes Brétiliennes, seules 15,34 % des maires sont des femmes.
Dans les entreprises, les femmes sont peu nombreuses aux postes de décision. Pourtant, à l’école les filles réussissent mieux que les garçons… et elles sont beau-
coup moins nombreuses dans les grandes écoles. Professionnellement, elles sont souvent touchées par le travail partiel non choisi, leur rémunération est  inférieure à celle des hommes, quand elles ne sont pas discriminées lors de l’embauche, par exemple avec une maternité. Elles sont encore trop souvent victimes de harcèlement sexuel, au travail dans la rue ou dans les transports en commun. Souvent on parle des femmes comme d’une minorité, pourtant, les Françaises sont plus nombreuses que les Français.
En France, les droits des femmes sont relativement respectés mais dans certains pays, elles n’ont pas le droit d’expression, de disposer de leur corps, de  travailler. Et pourtant, partout dans le monde, les femmes sont souvent force de proposition. Le thème de l’année 2017 est : « Les femmes dans un monde du
travail en évolution : une planète 50 – 50 d’ici à 2030 ». Formons le vœu que l’évolution soit la plus rapide possible et que le 1er article de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme : tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, soit respecté pour tous et plus particulièrement pour les femmes.

Expression dans l’AMI – Février 2017

Dès le lendemain de l’élection de la nouvelle maire de notre commune, certains ont regretté qu’il n’y ait pas eu de nouvelles élections municipales. Nous tenons à
rappeler que lorsque nous nous sommes présentés aux dernières élections, nous avons indiqué clairement ce passage de relais à mi-mandat. Cette transparence
nous semblait aller de soi puisque jamais les citoyens n’élisent directement leur maire et que seuls les élus du Conseil municipal peuvent le faire. Il nous semblait important de ne pas mettre les Thoréfoléennes et les Thoréfoléens devant le fait accompli.
Ce Conseil du 7 janvier a été un moment de démocratie, d’émotion et de solennité. Reconnaissant ainsi la capacité de chaque individu en dehors de toute discrimination à respecter ses engagements et à remplir la mission qui lui est confiée, cette alternance homme-femme est peut-être la seule qui permette à la fois la continuité et le changement et elle illustre parfaitement la parité dans les fonctions exécutives, parité à laquelle nous sommes très attachés.
L’équipe Ensemble Créatifs et Solidaires continuera à travailler pour mener à bien le programme pour lequel elle a été élue et respectera les valeurs de gauche que nous partageons, valeurs humanistes fondées sur l’égalité, la solidarité, le souci du bien commun et du vivre ensemble.
«La démocratie ne se mesure pas à la façon dont les hommes (et les femmes) accèdent au pouvoir mais à la façon dont ils s’y succèdent».

Expression dans l’AMI – Janvier 2017

La guerre en Syrie s’éternise et nous regardons impuissants ces images des bombardements par les armées syriennes et russes de villes comme Alep.

De nombreux civils fuient ces villes bombardées et, pour certains d’entre eux, leur pays.
La France s’est engagée, fin 2015, à accueillir 30 000 réfugiés syriens, irakiens ou érythréens.

Alors qu’une polémique s’est installée avec un refus d’accueil par certaines régions ou communes, position que nous avons dénoncée dans une précédente expression majoritaire, nous nous sommes, dès l’origine, portés volontaires
à l’accueil d’une famille syrienne dans un logement vacant de notre commune. La réalité nous donne d’ailleurs raison puisque, dans la très grande majorité des cas, cet accueil se passe dans de très bonnes conditions.

Début novembre, l’association Coallia, désignée par l’Etat pour accompagner les réfugiés à leur arrivée dans les communes, nous a proposé l’accueil d’une famille de 7 personnes qui était hébergée jusqu’ici dans un Cada (Centre
d’accueil pour demandeurs d’asile) à Marseille.

Une nouvelle fois, les habitants de notre commune ont répondu présents, à la fois par des dons d’équipements, de meubles et de vêtements, mais aussi par la mise en place d’un groupe de bénévoles.
Ces bénévoles sont mobilisés avec Coallia pour que le séjour de cette famille dans notre commune se passe le mieux possible et que les enfants puissent être scolarisés dans des classes adaptées à leur niveau.

Leur séjour va leur permettre de se poser, se reconstruire et s’intégrer dans notre pays.

Nous sommes conscients que l’enjeu est important et difficile à atteindre mais il suffit de voir la
lumière dans les yeux de la famille à leur arrivée pour être convaincus que nous allons relever ce défi.

Expression dans l’AMI – Décembre 2016

La nationalité, la langue, la couleur de peau, la religion, le genre, l’orientation sexuelle sont constitutifs d’une partie de l’identité de chacune et de chacun d’entre nous. Force est de constater que ces signes ont été au centre de la campagne électorale américaine, plus encore que le rejet de l’ordre établi soit disant représenté par M. Trump. C’est en rassemblant ceux qui lui ressemblent, tout en isolant et en insultant celles et ceux qui sont différents qu’il a été élu, sous le regard effaré de nombre d’entre nous qui pensaient que la haine de l’autre ne pourrait plus servir de programme politique.

En France, nous ne sommes pas à l’abri de voir arriver au pouvoir des personnes dont le programme sera bâti sur le rejet de celles et ceux dont l’origine, la couleur de peau ou la religion sont différentes.

Nous ne pouvons pas en rester au stade des incantations et il est important de résister, en mettant en avant que l’identité de chaque individu est bien plus complexe et bien plus riche. Les passions qui rassemblent autour d’une activité, d’un spectacle, d’un livre,… peuvent permettre de découvrir l’autre sous des aspects différents et de le reconnaitre dans une identité qui va au-delà des apparences.

La vie associative, dans sa diversité et dans sa capacité à rassembler des personnes apparemment différentes permet de résister au repli sur soi identitaire. L’école et les autres lieux éducatifs jouent ce même rôle. Notre devoir est de les
soutenir.

Il est indispensable d’avoir des propositions politiques alternatives qui prennent sérieusement en compte que la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas que des mots que l’on ressort avant chaque élection, que l’on cache ensuite sous le tapis du confort de quelques-uns en oubliant de les faire vivre pour le plus grand
nombre. Voter est un autre moyen de résister, il est possible de s’inscrire sur la liste électorale jusqu’au 31 décembre.

Expression dans l’AMI – Novembre 2016

Alors que le conflit en Syrie s’éternise, que les populations civiles ont encore été, ces derniers jours, frappées par cette guerre interminable, et que, par voie de conséquence, de nouveaux migrants cherchent à rejoindre l’Europe, une polémique s’installe aujourd’hui sur le démantèlement de la jungle de Calais. Des présidents de région qui s’autoproclament « Les Républicains », Christian Estrosi et Laurent Wauquiez refusent l’accueil de réfugiés dans leur région en dénonçant l’autoritarisme de l’État et en jouant sur les peurs, oubliant que la fraternité est justement un des piliers de notre République.

Les valeurs qui nous animent nous conduisent à condamner fermement ces attitudes populistes qui témoignent d’un repli identitaire, d’un manque d’humanité et d’un aveuglement historique. Les premières victimes de la situation actuelle sont les occupants de cette jungle, qui vivent dans des conditions déplorables et sont prêts à risquer leur vie sur l’autoroute qui mène à l’Angleterre pour un avenir meilleur. La situation empire chaque jour, avec les riverains de la jungle, excédés par les dégradations, et les chauffeurs routiers, qui risquent le drame à tout moment. Quoique nous pensions de la politique internationale de la France, comment ne pas comprendre, que la solution à cette
situation réside aussi dans une solidarité organisée envers ces personnes. Nous voulons prendre notre part à la résolution de ce drame qui touche des familles entières, et pas seulement en Syrie.

Nous avons, depuis de nombreuses années, manifesté notre soutien à l’accueil de personnes en attente de régularisation, dans la limite de nos capacités d’accueil mais animés par un sens des valeurs et des responsabilités dont certains font malheureusement défaut aujourd’hui. Nous avons en effet été précurseurs avec
quelques communes de la métropole, du dispositif CooRUS (coordination réseau urgence sociale) et nous nous sommes récemment déclarés volontaires, auprès de l’association Coallia, pour accueillir une famille de réfugiés dans un
logement vacant de la commune.